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Des solutions alternatives

Des solutions alternatives à l'utilisation des pesticides existent. Non polluantes et respectueuses de la santé humaine, elles ont déjà fait leurs preuves.

Des solutions alternatives à mettre en oeuvre ensemble
Des solutions alternatives à mettre en oeuvre ensembleLe Québec et des pays d'Europe du Nord sont déjà très en avance. En France, des collectivités sont déjà engagées sur ce terrain, dont certaines en Alsace, à l'image du SDEA. Les municipalités peuvent mettre en oeuvre un "plan de désherbage communal" qui permet de planifier une gestion plus écologique des espaces verts et des voies publiques. Le désherbage thermique, l'arrachage manuel et le balayage peuvent aussi remplacer efficacement le désherbage chimique. Il peut également être évité grâce à l'engazonnement, au fleurissement, à la plantation de plantes couvre-sol, ainsi qu'au paillage des espaces non piétinés et circulés. L’objectif prioritaire est d’arrêter de traiter chimiquement les « zones à risques », à savoir les secteurs à proximité des rivières, les caniveaux, les aires de jeux d’enfants, etc. Pour cela, l'information et la formation des élus et des personnels concernés sont essentielles.

Au jardin

Les jardiniers amateurs sont très nombreux en France et aussi très gros consommateurs de produits phytosanitaires : insecticides, fongicides et désherbants. Produits de jardinage bios, insecticides naturels, choix des semences et des variétés, bonnes associations de plantes, désherbeurs à flamme, etc. Il existe de nombreux moyens pour entretenir le jardin tout en respectant mieux l'environnement et en protégeant sa santé !

En voici deux exemples.

La fabrication du purin d’orties

1. Cueillir 3 kg d’orties fraîches (tiges, feuilles, graines et racines) loin des bords de champs cultivés.
2. Les mélangez à 10 litres d’eau de pluie si possible.
3. Laissez fermenter en plein soleil : 18 jours à 4 semaines selon la durée d’ensoleillement et la température.
4. Pendant la fermentation, remuez tous les jours, tant qu’une mousse blanchâtre remonte à la surface.
5. Filtrez ce mélange, dans un bas ou un collant par exemple, pour pouvoir l’utiliser en pulvérisation ou dans un arrosoir à poire. Mettre les restes au compost.

Les utilisations possibles :
- Stimulation de la croissance des plantes en le diluant 20 fois avec de l’eau de pluie - Activateur pour le compost en l’utilisant pur
- Lutte contre la chlorose des feuilles en le diluant 20 fois avec de l’eau de pluie
- En macération (*), lutte contre les pucerons ou le vert du poireau en le diluant 1 fois avec de l’eau de pluie (*)

(*)Macération contrairement à la recette du purin, le mélange eau / orties ne doit pas fermenter. Il faut donc le surveiller ; la durée de préparation ne prend en général pas plus de 72 heures selon l’ensoleillement et la température.

La décoction d’ail

Remède insecticide ou contre les maladies
Pour lutter contre les pucerons, la mouche de l’oignon, la rouille du groseiller, la cloque du pêcher, la pourriture du fraisier, etc.

Vous pouvez également élaborer une préparation à base d’ail dont voici une recette :
1. Passez au presse-ail 100 g de gousses d’ail décortiquées, puis laissez macérer dans 2 cuillérées à soupe d’huile d’olive pendant 12 heures.
2. Verser 1 l d’eau puis passer ce mélange en pressant dans une passoire fine.
3. Laisser reposer une semaine.
4. Diluer à 5 % avec de l’eau de pluie et pulvériser.

En agriculture

en agricultureLes agriculteurs et viticulteurs biologiques utilisent des techniques éprouvées pour entretenir leurs cultures. Pour le désherbage, ils peuvent utiliser des moyens mécaniques, comme les bineuses, les herses étrilles, associés parfois à la traction animale, des moyens thermiques comme les désherbants à flamme. Pour la lutte contre les ravageurs, ils utilisent des techniques issues de la nature, comme la confusion sexuelle, les parasites naturels ou les décoctions de plantes et autres solutions homologuées pour l’agriculture biologique.

Toutes ces techniques sont également de plus en plus utilisées en agriculture conventionnelle, associées avec des réductions de doses des produits épandus. La conservation et/ou la plantation des vergers, des haies et des prairies permettent également de limiter la pollution, la végétation constituant autant de frein au transport des particules résiduelles.  

Une piste : le Bois Raméal Fragmenté (BRF)

Il s’agit d’une méthode naturelle d’origine canadienne, visant à améliorer les sols par l’utilisation des rameaux de bois verts de feuillus, qui sont fragmentés et broyés. Ils peuvent ensuite être épandus en mulch ou incorporés aux premiers centimètres du sol. Cette technique apporte de nombreux avantages : stimulation de l’activité de la faune et de la flore du sol, résistance à la sécheresse, moins de maladies, moins d’herbes indésirables, etc. Elle permet donc une réduction des apports d’azote et des traitements chimiques. Cette méthode peut être utilisée au potager, sur plantes d’ornement, en maraîchage ou encore en grandes cultures. Pour un usage agricole, étant donné les grandes quantités à épandre et afin de limiter les transports, elle nécessite la présence de haies de feuillus à proximité des parcelles.